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Question : Nous souhaiterions que vous nous éclaircissiez le sens de la bonté envers les parents, de leur vivant  et après leur mort ?

Réponse : La piété filiale fait sans aucun doute parti des plus importantes obligations pour le musulman. Allah a certes ordonné cette adoration à travers de nombreux versets, parmi lesquels : « Adorez Allah et ne Lui donnez aucun associé. Agissez avec bonté envers (vos) père et mère »[1], et Sa parole : « Et ton Seigneur a décrété: «N’adorez que Lui; et (marquez) de la bonté envers les père et mère: si l’un d’eux ou tous deux doivent atteindre la vieillesse auprès de toi, alors ne leur dis point : «Ouff!» et ne les brusque pas, mais adresse-leur des paroles respectueuses. 24. et par miséricorde, abaisse pour eux l’aile de l’humilité, et dis: «Ô mon Seigneur, fais-leur, à tous deux, miséricorde comme ils m’ont élevé tout petit »[2], et Sa parole : « Nous avons commandé à l’homme [la bienfaisance envers] ses père et mère; sa mère l’a porté [subissant pour lui] peine sur peine: son sevrage a lieu à deux ans. « Sois reconnaissant envers Moi ainsi qu’envers tes parents. Vers Moi est la destination »[3]. La bonté envers les pères et mères fait donc parti des plus importantes obligations, et ce, qu’ils soient vivants ou morts.

La piété filiale de leur vivant consiste à se montrer bienfaisants à leur égard, à dépenser en leur faveur s’ils sont besogneux, à leur obéir dans le convenable, à abaisser pour eux l’aile de l’humilité, à ne jamais élever la voix sur eux et à repousser tout ce qui pourrait leur nuire, etc.

En somme, le musulman doit faire, de tout ce qui peut leur procurer un bien et les éloigner de toute nuisance, sa principale préoccupation, de leur vivant ou après leur mort, et ce, car ils ont fait preuve d’une immense bienfaisance à son égard depuis son plus jeune âge. Ils l’ont tous deux élevé, honoré et ont enduré pour lui la fatigue [qu’implique son éducation]. Il est donc une obligation pour lui de répondre au bien par le bien, et à la bienfaisance par la bienfaisance. Cependant, le droit de la mère est plus grand que celui du père, en vertu de la parole du Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) qui répondit à une question lui étant adressée en ces termes : « Ô Messager d’Allah, quelle la personne qui mérite le plus ma bonne compagnie ». Le Messager d’Allah de répondre : « Ta mère ». L’homme poursuivit alors : « Et qui ensuite ? ». Le Prophète (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) répondit à nouveau : « Ta mère ». Puis, l’homme répéta sa question : « Et qui ensuite ? ». Le Prophète répondit : « Ta mère ». L’homme réitéra à nouveau sa question : « Et qui ensuite ? ». Le Prophète répondit alors : « Ton père »[4]. Et dans une autre version : « Ô Messager d’Allah, quelle la personne qui mérite le plus ma bonté ? »[5]….

Le Messager d’Allah (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) a clairement exposé ici que la personne la plus en droit de jouir de notre bienfaisance et de notre bonté était la mère, et ce, à trois reprises, ce qui implique que le musulman doit avoir une plus grande préoccupation pour sa mère, et doit faire preuve d’une plus grande bienveillance à son égard. Bien que la bonté et la bienfaisance soient une vertu qu’il incombe d’observer vis-à-vis de ses deux parents, il n’en demeure pas moins que le droit de la mère sur son fils ou sa fille est beaucoup plus grand.  

Par ailleurs, le Messager d’Allah (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) fut interrogé au sujet du droit des parents sur leurs enfants une fois décédés comme suit : « Ô Messager d’Allah, me reste-il une façon de me montrer bon envers mes parents après leur mort ? ». Le Prophète répondit : « Oui, l’invocation et l’imploration du pardon en leur faveur ; tenir leurs engagements, honorer leurs amis proches, et maintenir les liens de parenté dont ils sont la cause »[6]

Dans ce hadith, le Messager d’Allah (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) cita cinq choses parmi lesquelles :

1 - L’invocation, qui comprend la prière funéraire car elle est une invocation. L’invocation dont il est question ici a pour signification d’invoquer la miséricorde d’Allah en leur faveur. En effet, cette œuvre fait partie des droits les plus importants et représente la plus grande forme de bonté envers eux, de leur vivant et après leur mort.

2 – L’imploration du pardon de leurs péchés.

3 – Tenir leurs engagements, ce qui englobe le fait d’exécuter leur testament ou leurs dernières volontés. Il est donc une obligation pour le musulman, homme ou femme, d’exécuter ce testament à condition qu’il ne présente aucune enfreinte à la législation islamique.

 4 – Honorer leurs amis proches, qui consiste à se montrer bienfaisant envers eux, en leur portant toute la considération [qu’ils méritent], par de bonnes paroles, de la bienveillance s’ils sont dans le besoin, et faire tout ce qui est en son possible pour user de bonté envers eux. C’est là une manière d’être bon avec ses parents après leur mort.

5 – Maintenir les liens de parenté dont ils sont la cause, en usant de bienfaisance envers les oncles et les tantes paternels et maternels, ainsi que leurs enfants. Ainsi, maintenir les liens de parenté avec tous ces proches revient à maintenir ce lien avec ses parents après leur mort et demeure une manière de les honorer.


 


 [1] Sourate 4 les femmes verset 36.

[2] Sourate 17 Le voyage nocturne versets 23 et 24.

[3] Sourate 31 Loqman verset 14.

[4] Rapporté par Al Boukhari (5514) et Mouslim (4621).

[5] Rapporté par Ahmed (19175).

[6] Rapporté par Ahmed (15479).

 

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