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La Direction du renseignement de la préfecture de police demande, dans une note, aux agents de la répression des fraudes d’accroître les « contrôles de commerces communautaires ».
Les commerces communautaires sont-ils excessivement contrôlés par les agents de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) ? Oui, à en croire les syndicats, cités par Mediapart qui précise que ces agents ont été réquisitionnés pour cette mission. Le site d’information explique qu’une note des services de renseignement montre « le caractère injustifié de ces contrôles, dont ils estiment par ailleurs n’avoir nullement à s’occuper. »

Mediapart raconte comment se déroulent les contrôles : des agents généralement armés « d’un cartable et d’un crayon » sont parfois accompagnés « d’une dizaine de policiers, dont certains étaient munis de gilets pare-balles et de fusils-mitrailleurs. » Les agents de la DGCCRF dénoncent des « contrôles au faciès de magasins », à en croire les syndicats dont la CGT. Agences de voyage, magasins de téléphonie, salons de coiffure… Les agents doivent vérifier dans les commerces communautaires si toute la paperasse administrative est en règle.

« Aucun soupçon de pratiques illicites et d’implication dans l’islamisme radical »
Et la Direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP) à laquelle est rattachées la DGCCRF depuis peu, on ne se cache pas de faire des contrôles au faciès. Selon une note, les agents doivent faire des « contrôles de commerces communautaires dans le cadre du plan de lutte contre la radicalisation (PLIR) ». Et Mediapart de citer ce foyer de travailleurs maghrébins et d’Afrique subsaharienne, « dont la salle polyvalente a été transformée en salle de prière permanente » et qui, selon la DRPP, aurait « favorisé le développement d’enseignes commerçantes islamiques et communautaires dans le quartier. »

Sauf que rien ne semble illégal dans cette description. La CGT s’insurge : « Il ressort du document que les établissements visés l’ont été uniquement en raison de leur proximité avec un lieu de culte musulman, sans aucun soupçon de pratiques illicites et d’implication dans l’islamisme radical. » La CGT a fait appel au ministère de l’Economie, estimant que « cette note confidentielle caractérise les aspects racistes et islamophobes de ces opérations coup de poing. Il s’agit d’emmerder un certain type de population. Des agents ont honte de participer à ça. » Pour le syndicat, ces contrôles ne peuvent de toute façon rien donner.

 

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