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Lors de sa réunion de ce mardi soir, le conseil municipal va se prononcer sur la vente d’une parcelle communale destinée à la réalisation d’un projet de mosquée. Si certains habitants s’y opposent, les fidèles espèrent.
La communauté musulmane de Longjumeau l’attend et l’espère depuis longtemps. Plusieurs décennies de prières pourraient bientôt se voir exaucées. Une mosquée tend en effet à se profiler à l’horizon rue Daniel Mayer. Lors de sa séance de ce mardi soir, le conseil municipal va se prononcer sur la vente de deux parcelles communales au centre socio-culturel islamique de Longjumeau (CSCIL).

Si cette association porteuse d’un projet de centre cultuel et culturel n’a pas encore répondu à nos nombreuses sollicitations, les opposants n’ont pas tardé à se faire entendre. Le collectif Balizy-Gravigny, qui rassemble près de 80 habitants de ce secteur de Longjumeau, ne voit pas d’un bon œil l’érection possible de ces murs à deux de la crèche collective municipale Yvonne Estival et la salle Anne Frank. « Une mosquée n’a rien à faire là, estime l’un de ses membres. C’est une zone dédiée aux équipements publics. »

Selon ces riverains, le secteur n’est pas adapté à la venue potentielle de plusieurs centaines de personnes à l’heure des prières. « C’est déjà très difficile en termes de circulation et de stationnement, constate cet opposant. Il y a des endroits plus appropriés à Longjumeau. »

Une solution attendue depuis plusieurs décennies
Pour Sandrine Gelot, la maire (LR) de Longjumeau, ce terrain est le bon. « C’est une zone d’équipements et il n’y a pas d’habitations à proximité », pointe celle pour qui il était depuis longtemps nécessaire de trouver une solution. « Cela fait 20 ans que la communauté musulmane de la ville entend parler de projets privés mais qui n’aboutissent jamais, souligne-t-elle. Il faut que les fidèles puissent prier dans des conditions dignes, librement et selon les règles de la République. »

L’édile évoque ici les prières de rue qui avaient défrayé la chronique voilà quelques années. « Elles généraient des tensions et de l’intolérance, il fallait faire quelque chose, déclare-t-elle. Depuis 2013, nous louons la salle Anne Frank pour le prière du vendredi. »

Le projet de mosquée répond aussi au manque de place criant dont pâtissent les habitués de la petite salle de prière de la rue Pasteur. « C’est vraiment beaucoup trop petit ici ! », souffle Abdelkrim, 58 ans, au sortir de l’un des temps de prière quotidiens. Souvent, je suis obligé de prier chez moi, faute d’espace ici. Alors une vraie mosquée à Longjumeau, c’est une bonne nouvelle. »

Tous les fidèles ne sont pas aussi confiants que lui. « Des projets, il y en a eu, et au final rien n’a été fait, ce n’est que du vent », souffle un ancien qui ne se berce plus d’illusion depuis longtemps. L’un de ses voisins de prière ne cesse de s’interroger. « Les autres communautés religieuses ont toutes un lieu digne et adapté pour prier, note-t-il. Pourquoi nous n’avons pas droit à cela ? C’est un problème d’image ? Je ne comprends pas. »

 

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