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L’attachement du musulman aux préceptes de l’islam et la mise en pratique de son éthique et de ses valeurs morales, suffisent, après le soutien d'Allah a procurer le bien-être psychique qui a pour résultat la protection contre beaucoup de maladies corporelles causées par des problèmes psychiques. L'invocation et l'évocation sont sans doute parmi les moyens les plus efficaces qu’Allah nous a offerts pour nous préserver des malheurs et autres calamités avant qu'ils ne surviennent et permettre de nous en débarrasser après qu'ils soient survenus. Le Seigneur dit : [Nous faisons descendre du Qur’an, ce qui est une guérison et une miséricorde pour les croyants. Cependant, cela ne fait qu’accroître la perdition des injustes][1].[Dis : “pour ceux qui croient, il est une guidée et une guérison][2].
 
Il est à noter que le traitement par le Qur’an et la tradition prophétique nécessite la foi véridique de la part du soignant et du soigné. Il ne signifie pas non plus l'abandon des traitements médicamenteux et du recours aux voies licites pour y accéder. Le messager d'Allah (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) a dit : « Soignez-vous ô serviteurs d'Allah car il n’y a aucune maladie qu’Allah créée sans créer son médicament »[3].
 
Il faut bien entendu se garder du traitement par des choses interdites par Allah. Abû Houraira a dit : « Le messager d'Allah (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) a interdit le médicament délétère »[4].
 
Ibn Al Qayyim -qu'Allah lui soit miséricordieux-[5] a dit : « Mais ici il y a une chose qu'il faut bien saisir, c'est que les évocations, les versets et les invocations dont on se sert pour traiter les maladies et pour l’exorcisme licite (roqya), même s'ils sont utiles et curatifs, exigent eux-mêmes la réceptivité du malade et la forte résolution du soigneur, ainsi que son influence. Lorsque la guérison retarde, cela est dû soit à la faible influence du soigneur, au rejet du malade ou à un grand obstacle qui entrave la bonne action du médicament sur le malade exactement comme c'est le cas avec les médicaments matériels, car l'inaction peut être due au rejet du médicament par l’organisme du malade ».
 
Il a également dit parlant de la voie du messager (Paix et bénédiction d’Allah sur lui) concernant le traitement des maladies[6] : « Ce genre de traitement nécessite deux choses : une du côté du malade et une autre de la part du soigneur. En ce qui concerne le malade, il doit être psychologiquement fort et avoir une sincère dévotion envers Allah qui a créé ces âmes, procéder à une demande véridique de protection, celle où le cœur et la langue sont en parfaite harmonie. En effet, ce genre de traitement est un combat, or le combattant ne peut venir à bout de son ennemi que si deux conditions sont réunies : d’une part, l'arme doit en elle-même être valide et bonne, et d’autre part, le bras doit être solide. Lorsqu'une condition est absente l'abondance des armes ne sert à rien ; que dire en l'absence des deux conditions. La deuxième chose concerne le soigneur qui doit remplir aussi les deux conditions ci-dessus évoquées ».
 

Extrait tiré du livre : La Citadelle du Croyant, de Abdou Rahman ibn Abdoul Karim Al Sheha.



[1]117 Al Isrâ, 82.
[2]41 Foussilat, 44.
[3]Sahih Ibn Hibbane vol 13 p 426 hadith n° 6061.
[4]Al Moustadrak ala Sahîhaine vol 4 p 455 hadith n° 8260.
[5] Al Jawâboul Kâfi p 21.
[6]Zâdoul Maâd vol 4 p 67-68.

 

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